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		<title>Complexualit&#233;</title>
		<link>http://www.gendertrouble.org/article183.html</link>
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		<dc:date>2009-08-14T00:09:58Z</dc:date>
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		<dc:creator>skizz</dc:creator>



		<description>Entre ce que je veux, ce &#224; quoi j'ai droit, celui que je m'accorde, ce qu'il veut lui, ce que je crois que cela implique et le reste. J'ai pas le droit d'avoir envie, de vouloir juste &#231;a. De prendre et de donner du plaisir. De me sentir trembler sous ses caresses, de me cambrer, de suivre ses gestes. J'ai pas le droit de m'oublier, de montrer ce que je suis quand je ne r&#233;fl&#233;chis pas. Pas le droit de soupirer, les yeux mi-clos, la bouche (...)

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&lt;a href="http://www.gendertrouble.org/rubrique7.html" rel="directory"&gt;Texts&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre ce que je veux, ce &#224; quoi j'ai droit, celui que je m'accorde, ce qu'il veut lui, ce que je crois que cela implique et le reste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai pas le droit d'avoir envie, de vouloir juste &#231;a. De prendre et de donner du plaisir.&lt;br&gt;
De me sentir trembler sous ses caresses, de me cambrer, de suivre ses gestes.&lt;br&gt;
J'ai pas le droit de m'oublier, de montrer ce que je suis quand je ne r&#233;fl&#233;chis pas.&lt;br&gt;
Pas le droit de soupirer, les yeux mi-clos, la bouche entr'ouverte.
D'&#234;tre excit&#233;e quand il me dit &quot;t'aimes &#231;a&quot;, quand j'aime qu'il prenne possession de moi.&lt;br&gt;
Pas le droit de vouloir lui faire plaisir, d'aimer le sentir en moi, le retenir, de diff&#233;rer le moment de l'apoth&#233;ose, de le regarder dans les yeux, au fond de l'&#226;me au moment o&#249; je/il/nous jouit.&lt;br&gt;
Pas le droit de le monter, de le prendre, de me refuser pour mieux lui donner ensuite.&lt;br&gt;
Pas le droit d'en redemander, pas celui de prendre l'initiative, de lui faire comprendre que je n'attend que &#231;a. M&#234;me pas le droit de penser ou de lui dire que je l'aime&lt;br&gt;
... Si on ne se connait pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et quand &#231;a craque, que je crois que je peux faire fi des prescriptions sociales, que je me fous pas mal de ce que les gens pensent que j'ai le droit de faire ou pas, quand je m'octroie le droit de jouir parce que c'est bon, juste pour &#231;a, que l'envie devient trop pressante, que je d&#233;borde de d&#233;sir. Quand il me plait, juste &#231;a, pas de &quot;connections&quot; mentales, d'int&#233;r&#234;ts en communs, pas d'affinit&#233;s-&#233;cran pour les galipettes, juste une histoire &quot;d'envie de toi, maintenant, tout de suite&quot;, un truc sexuel de plaisir purement physique sans chichis. Et quand lui aussi, il a envie de moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand je fais pas semblant, je deviens chatte, je me permet tout &#231;a et le reste, je nous avoue &#234;tre de chair et de passion (un clich&#233; ?), je suis soumise quand il se veut M&#226;le, coquine ou salope si &#231;a me chante, je prends le contr&#244;le si &#231;a m'excite d'&#234;tre comme &#231;a. Le plaisir d'abord dans ce moment intemporel o&#249; j'ai oubli&#233; le monde, le plaisir d'abord et le reste jamais si possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf que souvent, apr&#232;s, j'ai pas le droit d'attendre qu'au petit matin, il me regarde avec tendresse, puisse faire la part des choses entre Moi et Moi. Plus le choix d'&#234;tre autre chose que la fille, dans ses yeux, presque lubrique, qui s'est donn&#233;e toute enti&#232;re, sans plus de masque. Quand je jouis, je perds le contr&#244;le et vous aussi. Y'a pas de faux semblant dans l'orgasme, du peu que j'en sais, le corps y est plus fort que la conscience. Alors l'instant d'apr&#232;s, le lendemain, quand l'ordre du monde nous a rattrap&#233;, c'est comme si je n'avais plus le droit de demander &#224; &#234;tre &quot;respect&#233;e&quot;. Et puis parfois, &quot;c'est pas un salaud&quot;, il est tendre et attentif, parfois trop, sa sensibilit&#233; me d&#233;becte. Un mec, &#231;a ne s'accroche pas. Un mec, &#231;a vous prend et &#231;a vous jette, &#231;a s'en va. Ca rappelle pas tout de suite, &#231;a vous fait languir. Un mec au final, &#231;a ne satisfait pas sur tout les tableaux &#224; la fois. Je sais pas ce que je veux, moi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pas tant lui qui induit &#231;a que moi. Je suis l'instrument de ma propre oppression. J'ai beau me pr&#233;tendre lib&#233;r&#233;e, je suis soumise &#224; ce qu'ils ont appel&#233; la Domination masculine, l'ordre des sexes. A l'aube du XXIe si&#232;cle, il n'est rien de plus paradoxal que la sexualit&#233; que l'on nous offre de vivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis conditionn&#233;e &#224; &#234;tre prude et r&#233;serv&#233;e, &#224; me r&#233;server au bon, celui qui aime, restera, s'occupera des enfants et me traitera comme son &#233;gale. A associer amour et plaisir charnel. A &#234;tre la madone, sinon je serais la putain, le &quot;bout de corps de femme&quot;, &#224; l'image d'un objet de consommation, l'instrument de sa jouissance. Mais j'ai aussi &#233;t&#233; conditionn&#233;e &#224; vouloir jouir envers et contre tout et &#224; offrir le plaisir &#224; celui qui partagerait &#231;a avec moi. Prendre son pied au XXe, c'est pas juste un droit, c'est une exigence, ceux qui ne consomment pas sont des parias. J'ai le droit et le devoir de jouir, merci maman, mais dans un cadre, &#224; un moment, d'une mani&#232;re et avec le partenaire que l'on me prescrit.
Je suis porteuse de ma propre norme, invit&#233;e &#224; d&#233;finir par moi-m&#234;me se dont j'ai envie dans un monde o&#249; le moindre fait ou geste qui sort du cadre de r&#233;f&#233;rence est sujet &#224; critique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lib&#233;r&#233;e, la sexualit&#233; ? Tu parles. Tout juste hypercomplexifi&#233;e...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du Mauve dans un R&#234;ve</title>
		<link>http://www.gendertrouble.org/article181.html</link>
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		<dc:date>2009-05-06T17:20:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laura</dc:creator>


		<dc:subject>Relations affectives</dc:subject>
		<dc:subject>Sexualit&#233;s</dc:subject>

		<description>Il fait chaud dehors et beau. Lui est l&#224;, &#224; mater ces films d'horreur. Je les regarde avec lui en attendant de l'avoir dans la bouche mais l&#224; j'en peux plus, j'ai la raie du cul qui transpire et les mains mo&#238;tes. Il faut gongler son ventre et respirer. Bloquer, relacher, expirer. Et merde, je lui demande pourquoi il aime ce cin&#233;ma l&#224; et pourquoi il est doux avec moi : Tu peux pas me brutaliser un peu ? J'vais pas m'briser ! Baise moi pour de vrai ! (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il fait chaud dehors et beau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Lui est l&#224;, &#224; mater ces films d'horreur. Je les regarde avec lui en attendant de l'avoir dans la bouche mais l&#224; j'en peux plus, j'ai la raie du cul qui transpire et les mains mo&#238;tes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut gongler son ventre et respirer. Bloquer, relacher, expirer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et merde, je lui demande pourquoi il aime ce cin&#233;ma l&#224; et pourquoi il est doux avec moi :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu peux pas me brutaliser un peu ? J'vais pas m'briser !
Baise moi pour de vrai ! Comme dans tes putains films o&#249; &#231;a cogne !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne reviendrais pas chez toi. Motif : mal bais&#233;e.
J'ai de mauvaises pens&#233;es. J'ai r&#234;v&#233; que je baisais le mur en pensant &#224; ton voisin, le vieux malade du cancer dont tu m' a parl&#233;.
Non, je ne reviendrais plus, je vais garder ma frustration, cette boule de chaleur que je tiens au plus profond de ma chatte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pr&#233;cieux, tr&#232;s pr&#233;cieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce soir, je regarde le soleil passer devant moi, il est rouge. Il passe puis se casse la gueule au loin, l&#224;, derri&#232;re les sales immeubles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nuit, je r&#234;ve d'une fille qui me fait jouir avec son genou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pr&#233;cieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apprendre la vie</title>
		<link>http://www.gendertrouble.org/article179.html</link>
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		<dc:date>2009-05-06T17:19:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laura</dc:creator>


		<dc:subject>Non-mixit&#233;s</dc:subject>

		<description>Paul et Marc sont dans un appartement. Paul apprend &#224; Marc la vie, la vraie. &quot;Tu vas voir, c'est tr&#232;s facile.&quot; (Il lui montre une bouilloire) &quot;&#231;a c'est pour faire chauffer de l'eau, &#231;a s'appelle une bouilloire. Les gens s'en servent pour faire du th&#233;, du caf&#233; pour ceux qu'on pas de cafeti&#232;re...&quot; &quot;Cafeti&#232;re ? C'est quoi &#231;a ?&quot; &quot;On y viendra, t'inqui&#232;te pas. L&#224; on est sur la bouilloire, ok ? Alors, la bouilloire on s'en sert aussi (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paul et Marc sont dans un appartement. Paul apprend &#224; Marc la vie, la vraie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Tu vas voir, c'est tr&#232;s facile.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; (Il lui montre une bouilloire)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&#231;a c'est pour faire chauffer de l'eau, &#231;a s'appelle une bouilloire. Les gens s'en servent pour faire du th&#233;, du caf&#233; pour ceux qu'on pas de cafeti&#232;re...&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Cafeti&#232;re ? C'est quoi &#231;a ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;On y viendra, t'inqui&#232;te pas. L&#224; on est sur la bouilloire, ok ? Alors, la bouilloire on s'en sert aussi pour faire de la pur&#233;e. Comme &#231;a tu t'emb&#234;tes pas avec la bonne vieille casserole. Tu met l'eau dedans et l&#224; t'appuies juste l&#224; sur ce bouton et quand l'eau s'met &#224; bouillir, &#231;a s'arr&#234;te tout seul et apr&#232;s tu peux te servir comme un grand, c'est pas beau non ?!&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &quot;mm, &#231;a para&#238;t simple&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paul am&#232;ne Marc au toilettes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&#231;a c'est des toilettes ou des chiottes comme tu veux. C'est l&#224; o&#249; tu fais tes besoins, tu sais quand t'es sur le point de d&#233;mouler un bronze ou faire couler ton litre de bi&#232;re. Alors, tu t'assois (Paul s'assoit pour lui monter) ,tu fais et ensuite quand t'as fini tu prends du papier toilette ( il lui montre bien le rouleau de papier toilette) et tu prends un , deux ou cinq morceaux..&#231;a d&#233;pend de..de ce que tu auras fait couler en fait..et tu t'essuies (il m&#238;me le geste). Ensuite, tu jettes, l&#224;. Tu peux te lever, assure toi d'avoir bien fini surtout ! Et l&#224; t'appuies ici sur ce bouton pour que tout disparaisse. Des fois..&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;C'est quoi &#231;a ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;La chasse d'eau mon pote, &#231;a s'appelle la chasse d'eau. Des fois, tu verras la chasse d'eau c'est pas la m&#234;me, c'est une chaine que tu dois tirer. Des fois, c'est un bouton comme ici et d'autres fois le bouton, il est sur le mur. ALORS ATTENTION ! T'appuies sur le bouton qu'est sur le mur mais un conseil, quand c'est pas tes chiottes &#224; toi, appuie avec ton pied comme &#231;a ( il fiche un bon coup de pied sur le bouton) Et apr&#232;s tu t'laves les mains et tu t'les s&#232;ches surtout, avec ce que tu trouves, du PQ...&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &quot;C'est quoi du PQ ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Du papier toilette mec ! ou tu te secoues les mains jusqu'&#224; qu'&#231;a s&#232;che ou sur le bas de ton pantalon ( il m&#238;me le geste),syst&#232;me D mon gars ! Ok ?!&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ok !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Compris ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Compris !&quot;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mycose Girl</title>
		<link>http://www.gendertrouble.org/article180.html</link>
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		<dc:date>2009-05-06T17:19:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laura</dc:creator>


		<dc:subject>Est-tu normal&#183;e ?</dc:subject>
		<dc:subject>Psycho-trucs</dc:subject>

		<description>2 amies. &quot;tu as toujours des mycoses vaginales ?&quot; &quot;Ouais, nan des mycoses aux pieds !&quot; &quot;Ah ouais ! Tu les a toujours ?&quot; &quot;Ouais, j'crois qu'c'est g&#233;n&#233;tique&quot; &quot;Et vaginal ?&quot; &quot;Ouais,aussi..j 'sais pas , &#231;a m'fait chier, j'suis propre pourtant !&quot; &quot;J'en doute pas. Ouais , t'as raison, j'crois qu'c'est g&#233;n&#233;tique&quot; &quot;Et merde ! J'ai de vieux nichons tellement ridicules qu'un jour un mec qui me plotait m'a (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;2 amies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;tu as toujours des mycoses vaginales ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ouais, nan des mycoses aux pieds !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ah ouais ! Tu les a toujours ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ouais, j'crois qu'c'est g&#233;n&#233;tique&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Et vaginal ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ouais,aussi..j 'sais pas , &#231;a m'fait chier, j'suis propre pourtant !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;J'en doute pas. Ouais , t'as raison, j'crois qu'c'est g&#233;n&#233;tique&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Et merde ! J'ai de vieux nichons tellement ridicules qu'un jour un mec qui me plotait m'a demand&#233; o&#249; &#233;tait pass&#233; mes nichons ! La honte. Et j'ai des putains d'champignons, fais chier !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Mais arr&#234;te. T'es quand m&#234;me jolie et bonne, hein ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;A chaque fois qu'je croise une fille, j'me demande si sa culotte est propre&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Et tu crois qu'elle est propre ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;J'en sais foutre rien et &#224; vrai dire j'men tape. J'ai entendu dire qu'il y avait des filles qui gardaient leurs mycoses &#224; vies ! Tu t'rends compte ! J'vais crever avec ma fille !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;T'es une mycose girl&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ouais, une putain de mycose girl mais &#231;a m'emp&#234;che pas de me faire fourrer&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ouais !&quot;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pornographie en question</title>
		<link>http://www.gendertrouble.org/article22.html</link>
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		<dc:date>2009-04-05T19:04:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aude</dc:creator>


		<dc:subject>Pornographie</dc:subject>

		<description>Un texte en deux temps, 2002 et 2006. Pour la pornographie... &#224; certaines conditions Le sexe n'est ni sale, ni sacr&#233;, pourquoi sa repr&#233;sentation serait-elle interdite ? Pourquoi les artistes ne pourraient-ils et elles pas mettre le sexe au centre de leur &#339;uvre ? Ayant dit cela, je dois avouer que la pornographie de consommation courante me met souvent hors de moi : sa production, ses repr&#233;sentations, sont de constants actes de domination sur les femmes. Jeunes femmes sous-pay&#233;es (...)

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&lt;a href="http://www.gendertrouble.org/mot18.html" rel="tag"&gt;Pornographie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un texte en deux temps, 2002 et 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pour la pornographie... &#224; certaines conditions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le sexe n'est ni sale, ni sacr&#233;, pourquoi sa repr&#233;sentation serait-elle interdite ? Pourquoi les artistes ne pourraient-ils et elles pas mettre le sexe au centre de leur &#339;uvre ?
Ayant dit cela, je dois avouer que la pornographie de consommation courante me met souvent hors de moi : sa production, ses repr&#233;sentations, sont de constants actes de domination sur les femmes. Jeunes femmes sous-pay&#233;es ou pay&#233;es &#224; l'acte sexuel quand elles ont pass&#233; toute la journ&#233;e &#224; tourner des sc&#232;nes de transition, les actrices du porno, comme beaucoup de travailleuses du sexe, ont la vie dure. La sociologie nous apprend que les travailleurs masculins n'ont pas une vie aussi difficile. &lt;br&gt;
Analysons une image porno h&#233;t&#233;ro classique : elle repr&#233;sente un homme et une femme en train de baiser. L'image est centr&#233;e sur la femme. Normal, ce sont les mecs qui produisent, et qui consomment. L'homme dans l'image est un sujet, presque effac&#233; (de dos en amorce), &#224; l'exception de sa queue grandiose qu'on voit comme on peut voir sa propre queue (plus petite) en baissant la t&#234;te. Pure identification du spectateur. La femme au contraire est le terrain de l'acte, au centre de l'image, montr&#233;e sous toutes ses coutures. Un objet, dans tous les sens du terme.&lt;br&gt;
Et ne disons rien de la violence physique exerc&#233;e sur les femmes dans le porno, quand parmi d'autres exemples les sc&#232;nes de sodomie s'attachent surtout &#224; montrer le visage en souffrance de la nana, elle en bave, la salope, hein que &#231;a fait mal ! Le porno exacerbe des rapports de domination dans le sexe, rapports dont nous souhaitons justement nous d&#233;barrasser.&lt;br&gt;
Alors, condamner la pornographie parce qu'elle est produite par des mecs pour des mecs sans respect pour les femmes ? Bof.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Et si plut&#244;t on se r&#233;appropriait la pornographie ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Ne pas accepter de mater avec son jules un porno qui ne montre pas hommes et femmes sur un pied d'&#233;galit&#233;, dans le m&#234;me respect. Et puis nous aussi on aimerait voir deux beaux mecs se caresser.&lt;br&gt;
Produire des pornos de filles, des films ludiques ou hard, qui nous ressemblent et qui reprennent nos valeurs et nos sensibilit&#233;s. La domination de l'un des partenaires sur l'autre ne sera pas un &#233;pisode de la guerre des sexes, mais un jeu sexuel o&#249; la femme ne se retrouvera pas toujours (quel hasard) dans une position de soumission bienheureuse. Les filles &#224; l'&#233;cran n'auront plus la peau rose-orange, pas un poil et des seins &#233;normes. Elles se ressembleront moins les unes aux autres, et nous ressemblerons plus. Elles hurleront moins quand on les p&#233;n&#232;tre, puisque dans la r&#233;alit&#233; un cunnilingus nous fait plus d'effet... Et elles seront bien consid&#233;r&#233;es, comme les autres actrices.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les lesbiennes tournent leurs pornos, elles cr&#233;ent leurs repr&#233;sentations. Que les filles h&#233;t&#233;ro suivent le mouvement et ne se laissent pas marcher dessus par leurs mecs !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Et maintenant le post-scriptum, ao&#251;t 2006&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des conditions pour accepter la pornographie ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a de cela quatre ans j'&#233;crivais un texte assez optimiste : oui, la pornographie pouvait &#234;tre diff&#233;rente, non sexiste, autonome, etc. Ce texte a &#233;t&#233; publi&#233; sur quelques sites web, ceux auxquels je participe, mais aussi d'autres sites militants qui m'ont ou non pr&#233;venue. Sur l'un de ces sites, un forum permettait aux visiteureuses de faire part de leur r&#233;action. Il en est une qui m'a beaucoup choqu&#233;e. Un gar&#231;on me r&#233;pondait (je ne cite qu'imparfaitement) : &#171; allez les filles, soyez autonomes, on en profitera, &#224; force on se lasse de se faire chauffer par du porno banal, pourquoi pas un porno du commerce &#233;quitable ? &#187; En lisant &#231;a j'ai beaucoup gamberg&#233;, et finalement j'ai retir&#233; mon texte des sites sur lesquels j'avais un contr&#244;le, avec l'id&#233;e un jour d'y apporter un post-scriptum qui repense tout cela (et d'en exiger la publication sur les sites qui m'avaient &#233;dit&#233;e).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce deuxi&#232;me stade de ma r&#233;flexion j'ai fait des rencontres. J'ai revu une intello queer dont la lecture m'avait pas mal influenc&#233;e : quand je lui ai cit&#233; cette r&#233;action du forum et les probl&#232;mes que cela me posait, elle n'a pas pu/pas voulu me r&#233;pondre et m'a ressorti le discours qui m'avait d&#233;j&#224; convaincue... et qui du coup ne le faisait plus. Il aurait &#233;t&#233; possible de dire que cette r&#233;action que j'avais essuy&#233;e &#233;tait celle d'un gar&#231;on habitu&#233; &#224; ce porno qui justement nie l'autonomie des femmes, et que peu &#224; peu la fr&#233;quentation d'autres images allait changer sa perception des r&#244;les de genre, au point qu'un jour il cesserait de penser que toutes les initiatives f&#233;minines devaient se faire &#224; son profit. On peut penser cela, mais il est difficile d'assumer sans une certaine rage au c&#339;ur les dizaines d'ann&#233;es de reformatage n&#233;cessaires en continuant &#224; fabriquer des pornos f&#233;ministes pour la bonne cause !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fr&#233;quentation dans un groupe de conscience d'une grande f&#233;ministe amoureuse des mots m'a finalement plus apport&#233;. La &#171; pornographie &#187; n'est pas la repr&#233;sentation de la sexualit&#233;, mais la repr&#233;sentation de la prostitution. Une nuance... qui m'a permis de comprendre pourquoi il ne pouvait pas y avoir de porno acceptable. L'&#233;change d'argent &#224; l'origine de la prostitution, est, qu'on le veuille ou non, l'expression d'une domination (en avoir ou pas). La servitude des personnes prostitu&#233;es peut &#234;tre assimil&#233;e par certain-e-s &#224; celle des ouvri&#232;r-e-s qui exercent un travail p&#233;nible ou humiliant, l'usage du vagin n'&#233;tant pas plus signifiant que l'usage des mains. Mais servitude volontaire n'est pas autonomie, et la soumission des personnes prostitu&#233;es peut &#234;tre plus ou moins violente pour les personnes qui la subissent, elle n'en reste pas moins le r&#233;sultat d'une domination. Je ne souhaite pas ici prendre parti, me pr&#233;senter comme une abolitionniste ou une r&#233;glementariste, la question est bien trop complexe et br&#251;lante. Je voudrais m'en tenir &#224; ce que je pense &#234;tre le minimum sur lequel ces deux positions, lorsqu'elles sont honn&#234;tes, peuvent s'accorder.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne peut d&#233;cemment pas acheter une paire de pompes de sport sans verser une petite larme sur le sort des adolescent-e-s qui les ont fabriqu&#233;es dans une sweat-shop indon&#233;sienne. Ou fr&#233;quenter sans aucun scrupule un supermarch&#233; o&#249; la caissi&#232;re est dans l'obligation de dire bonjour/au revoir avec le sourire trente fois par heure. Pourquoi dans ce cas serait-il anodin de consommer le travail d'une femme qui accepte de se mettre &#224; nu, de simuler le d&#233;sir ou le plaisir, de se faire p&#233;n&#233;trer pour la seule raison qu'elle sera pay&#233;e &#224; la fin du tournage, toutes choses qu'elle ne ferait pas si la n&#233;cessit&#233; ne l'y poussait ? Peut-on profiter de la perte d'autonomie de quelqu'un sans interroger son acte de consommation ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela remettrait en cause l'exploitation d'&#234;tres humains par d'autres pour le b&#233;n&#233;fice d'un syst&#232;me global de production/consommation... &#199;a tombe bien, je ne milite pas pour autre chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela ne remet pas forc&#233;ment en cause ma certitude que la sexualit&#233; n'est pas irrepr&#233;sentable. Dans ce cas, il ne s'agit pas de penser quelle partie du corps il serait d&#233;cent de montrer, la pr&#233;sence de poils, l'effectivit&#233; d'une p&#233;n&#233;tration. Mais de penser qui se montre, &#224; qui et avec quelles motivations personnelles : autonomes ou h&#233;t&#233;ronomes. Il reste toujours la possibilit&#233; de repr&#233;senter la sexualit&#233;, &#224; travers des personnes b&#233;n&#233;voles qui exercent ainsi leur libert&#233;. On pourrait alors appeler cela la &#171; sexographie &#187;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>available</title>
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		<dc:subject>Pornographie</dc:subject>
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		<description>Nous recherchons des filles qui se reconnaissent dans notre projet et qui voudraient y participer. Notre r&#233;ponse au porno dominant actuel, c'est un porno qu'on fait nous-m&#234;me, en auto production, avec nos mains et nos fesses. Parce qu'une image vaut mille discours, nous d&#233;cidons de r&#233;agir aux images actuelles avec des images qu'on fabrique et qui nous ressembles. Nous voulons faire un porno exp&#233;rimental car nous ne pouvons dissocier le porno du cin&#233;ma, un cin&#233;ma (...)

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&lt;a href="http://www.gendertrouble.org/mot18.html" rel="tag"&gt;Pornographie&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous recherchons des filles qui se reconnaissent dans notre projet et qui voudraient y participer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre r&#233;ponse au porno dominant actuel, c'est un porno qu'on fait nous-m&#234;me, en auto production, avec nos mains et nos fesses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce qu'une image vaut mille discours, nous d&#233;cidons de r&#233;agir aux images actuelles avec des images qu'on fabrique et qui nous ressembles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous voulons faire un porno exp&#233;rimental car nous ne pouvons dissocier le porno du cin&#233;ma, un cin&#233;ma diff&#233;rent, en marge du cin&#233;ma narratif dominant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous tournons en super 8 car on aime la pellicule et le grain de myst&#232;re qu'elle rajoute sur la peau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre porno s'adresse &#224; toutes les femmes qui aiment les femmes ; qu'elles soient butchs ou fems, bi ou tri, blanches ou noires, workings girls ou loseuses, habitantes de L.A ou de Clichy-sous-Bois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous &#234;tes int&#233;ress&#233;es, contactez nous par le biais de notre blog d&#233;di&#233; &#224; ce projet :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;a href='http://www.myspace.com/porneroticoexperimental' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.myspace.com/porneroticoe...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Roula&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une rencontre banale avec M. Gros Sabots</title>
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		<dc:subject>Oppression des femmes</dc:subject>

		<description>C'est une histoire tr&#232;s banale, rien de grave au fond, &#231;a arrive tous les jours. Mais surtout la nuit. Un homme s'approche de vous dans la rue alors que vous marchez, il a &#171; envie de parler &#187;, plut&#244;t &#224; une femme qu'&#224; un homme, mais promis c'est rien de sexuel. C'est juste que c'est tellement dommage de vivre dans la m&#234;me ville et de ne pas se conna&#238;tre, la convivialit&#233;, tout &#231;a. M. Gros Sabots n'a pas entendu que vous lui disiez non, il vous suit et (...)

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&lt;a href="http://www.gendertrouble.org/mot21.html" rel="tag"&gt;Oppression des femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une histoire tr&#232;s banale, rien de grave au fond, &#231;a arrive tous les jours. Mais surtout la nuit. Un homme s'approche de vous dans la rue alors que vous marchez, il a &#171; envie de parler &#187;, plut&#244;t &#224; une femme qu'&#224; un homme, mais promis c'est rien de sexuel. C'est juste que c'est tellement dommage de vivre dans la m&#234;me ville et de ne pas se conna&#238;tre, la convivialit&#233;, tout &#231;a. M. Gros Sabots n'a pas entendu que vous lui disiez non, il vous suit et vous met devant le fait accompli : &#231;a y est, on se cause... enfin, lui cause. Sa premi&#232;re question aura bien entendu pour but de v&#233;rifier votre disponibilit&#233; : &#171; Vous avez un petit ami ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi est-ce que je vais raconter ici une de ces multiples anecdotes qui font notre quotidien dans un recueil de t&#233;moignages d'agressions autrement plus dures et plus traumatisantes ? N'importe quelle femme qui va d'un point &#224; un autre la nuit conna&#238;t &#231;a. N'importe quelle femme qui se balade &#224; pied pour rejoindre l'arr&#234;t de bus ou rentrer chez elle pas loin. Et qui n'est pas accompagn&#233;e... attention, &#171; pas accompagn&#233;e &#187; signifie &#171; &#234;tre sans compagnie masculine &#187;, car &#234;tre une bande de copines ne suffit pas forc&#233;ment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je raconte &#231;a d'une part parce que ma m&#232;re ne peut pas aller au th&#233;&#226;tre le soir sans l'aval de mon p&#232;re. Non que celui-ci lui interdise de sortir, mais elle est trop mal &#224; l'aise pour rentrer seule &#224; 23h, pour traverser la ville &#224; pied comme elle le fait de jour. Le cin&#233;ma, c'est bon, il y a des s&#233;ances dans l'apr&#232;s-midi. Ses activit&#233;s culturelles et associatives, elle les choisit en journ&#233;e aussi, qui sont pr&#233;vues &#224; cet horaire &#224; l'attention d'autres femmes contre elles, un peu &#226;g&#233;es, un peu moins aventureuses qu'au temps de leur jeunesse (ah, la vir&#233;e espagnole avec les copines en 2CV au d&#233;but des ann&#233;es 70 !). Mais mon cadeau de deux places de th&#233;&#226;tre par un beau mois de juin restera dans le domaine des intentions. Papa n'a pas envie de passer la soir&#233;e au th&#233;&#226;tre, maman n'ira donc pas. Maman et tant d'autres femmes qui n'osent pas sortir le soir de crainte d'&#234;tre emmerd&#233;es [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Mes fr&#232;res moquent gentiment cette peur irrationnelle de la rue la nuit. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. Une fois par an, la revanche : la &#171; marche de nuit &#187; r&#233;unit des femmes qui en ont marre. Descente collective dans les rues de la ville avec des slogans rageurs... mais au moment de la dispersion, on fait comment ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se flatte que dans notre civilisation occidentale (entendez chr&#233;tienne), les espaces ne soient pas aussi strictement genr&#233;s qu'ailleurs. Un wagon de tram pour les femmes et un pour les hommes, non mais quand m&#234;me ? Qui sont ces barbares ? Sauf que chez nous, les exclusions se font &lt;i&gt;de fait&lt;/i&gt;. Les droits et l'&#233;galit&#233; sont &lt;i&gt;formels&lt;/i&gt;, mais que l'on gratte un peu sous le vernis et l'on retrouve tout &#231;a bien vite. Un de ces espaces interdits &lt;i&gt;de fait&lt;/i&gt; aux femmes sous nos latitudes est donc la rue la nuit. Et que l'on y trouve des femmes accompagn&#233;es, ou des impertinentes qui n'ont m&#234;me pas peur de l'agression ou qui acceptent de se faire emmerder comme le prix &#224; payer de leur libert&#233; d'aller et de venir, n'y change pas grand-chose. Ces espaces nous sont rendus hostiles par une certaine culture venue des temps anciens qui n'arrive pas &#224; se d&#233;partir de l'id&#233;e qu'une femme seule la nuit dans la rue est sexuellement disponible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce soir-l&#224;, dans un quartier popu de Bruxelles, M. Gros Sabots a d&#233;cid&#233; qu'il avait envie de me baiser, et qu'il allait tout faire pour &#231;a. Jusqu'o&#249; ? Sans doute jusqu'&#224; ce que j'arrive &#224; me mettre sous la protection d'un autre homme, celui qui est derri&#232;re le comptoir de l'&#233;picerie de nuit ou celui qui attendra le m&#234;me tram que moi. Il est fort probable que la tentative de M. Gros Sabots pour me mettre dans son lit ne d&#233;passe pas le harc&#232;lement verbal, et qu'il ne m'emp&#234;che pas physiquement de rejoindre l'endroit o&#249; je vais. Il ne s'agit que de mots. Moi qui dis non, je n'ai pas envie de parler avec n'importe qui, encore moins de manifester une disponibilit&#233; sexuelle, et non, c'est non. Lui qui n'entend pas et qui suit sa path&#233;tique strat&#233;gie en parlant de la vie du quartier qui serait tellement plus sympa si on se causait. Je lui r&#233;ponds que je ne vis pas dans le quartier, que je rentre de chez un copain. Et je dis &#171; mon copain &#187;, parce que si j'arrive &#224; me d&#233;barrasser comme &#231;a du relou, pourquoi ne pas se refuser cette facilit&#233; ? Aaargh... ce &#171; mon copain &#187; m'est rest&#233; depuis en travers de la gorge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce mot-l&#224;, M. Gros Sabots p&#226;lit. &#171; D&#233;sol&#233;, je savais pas. Tu lui diras que je ne savais pas. &#187; Et il part &#224; grands pas. La seule mention d'un homme a suffi &#224; d&#233;clencher la r&#233;action esp&#233;r&#233;e : qu'il me laisse tranquille. Mais comment ne pas se sentir humili&#233;e apr&#232;s &#231;a ? Il ne me laisse tranquille que parce que j'appartiens &#224; un autre, et qu'il ne faut pas toucher &#224; la propri&#233;t&#233; des autres, sinon on risque de se faire casser la gueule. Que j'exprime moi-m&#234;me mon d&#233;sir de rester seule ne suffit pas, c'est comme quand des gosses disent non, on &#233;coute d'une oreille distraite, ils ne savent pas ce qui est bon pour eux. Je suis v&#233;ritablement sous tutelle, je n'existe qu'en vertu de cette relation avec un homme, m&#234;me imaginaire. Moi qui croyais que le mec relou n'&#233;coutait pas mon &#171; non &#187;, pourtant correctement articul&#233;, parce que sa bite lui bouchait les oreilles, je tombe des nues en comprenant que son &#233;coute &#233;tait s&#233;lective. Toute mention de ma volont&#233; &#224; moi, &#234;tre anthropo&#239;de n'ayant que peu de ressemblance au fond avec le masculin universel, est nulle et non avenue. Faites comme si je n'existais pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout va bien sous nos latitudes, les femmes sont enfin des sujets ind&#233;pendants, &lt;i&gt;formellement &lt;/i&gt; : on a le droit (depuis quatre ou cinq d&#233;cennies en France) de travailler ou d'ouvrir un compte bancaire sans papa-mari. Mais dans le domaines des relations informelles entre hommes et femmes, c'est encore le Moyen-&#194;ge...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Mes fr&#232;res moquent gentiment cette peur irrationnelle de la rue la nuit. Allons, voyons, c'est pas compliqu&#233; ! Un jour que sur un trottoir rendu &#233;troit, je marche derri&#232;re mon fr&#232;re, un homme me contraint &#224; recevoir son bonjour libidineux. Mon fr&#232;re se retourne, &#233;tonn&#233;. Je lui explique que c'est monnaie courante, et il se rend compte qu'il ne savait pas que nous vivions &#231;a...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Farfadettes</title>
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		<title>Petit guide de couture pour r&#233;aliser soi-m&#234;me ses serviettes en tissu</title>
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